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Solidarité

Rencontre avec Émilie Anese

Juriste et directrice du CIDFF 94, dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes.

Présentez-nous votre association :

Association loi 1901 créée en 1975, le CIDFF remplit une mission d’intérêt général, confiée par l’État en matière d’information des femmes et des familles dans les domaines juridique, économique, social et familial.
C’est une association qui accueille les femmes et les informe sur leurs droits, identifie leurs difficultés et leur offre un accompagnement global dans leurs démarches, qu’elles soient policières, judiciaires, médicales, sociales ou professionnelles. Juristes, psychologues et assistantes sociales sont à leur écoute.

Quelles sont les principales raisons de consultations ?

Toutes les interrogations sont les bienvenues, il n’y a pas de tabou ni de mauvaises questions. Nous aidons sur des sujets divers et variés comme les problématiques de séparation, d’autorité parentale, de l’égalité salariale, du harcèlement au travail ou du droit à l’avortement. Nous apportons une approche globale car souvent les problématiques sont liées ou découlent les unes des autres. Une séparation va entraîner des questions sur le logement ou l’autonomie financière par exemple.

Suite aux différentes affaires et mouvements comme #MeToo, trouvez-vous que les femmes parlent plus facilement ?

Oui, les femmes parlent plus : ce n’est pas forcément dû aux mouvements mais plutôt, cette année, au confinement. Cette période a mis en lumière, dans les médias, les violences conjugales et intrafamiliales. Cela a permis la libération de la parole. #MeToo a fait changer la façon d’en parler, les raisons de venir à l’association ou d’oser faire le pas. Il y a eu une prise de conscience, les femmes ont toujours parlé, ce qui a changé, c’est l’écoute de la société.

Qu’avez-vous envie de dire aux Mauritiennes ?

J’ai envie de dire aux femmes qu’elles ne sont pas seules. Il ne faut pas craindre de se renseigner, oser venir poser les questions ou demander de l’aide. Nous sommes là pour ça.

Permanence du CIDFF, gratuite et confidentielle, tous les mercredis après-midi, à la mairie sur rendez-vous au 01 45 18 82 10.