Mis à jour le 10 mars 2017

Paroles d'élus

Cette page est placée sous l'entière responsabilité de ses auteurs.

La réforme du stationnement

Régulièrement évoquée depuis 2003, la dépénalisation des amendes de stationnement payant a été adoptée par la loi n°2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (Maptam). Elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2018, après délibération du conseil municipal.

L’objectif de la réforme, un des volets de l’évolution de la décentralisation, repose sur l’intégration du stationnement payant sur voirie dans les politiques locales de déplacements.
À ce titre, l’actuelle amende pénale de première classe (17 €), perçue par l’Etat, est remplacée par une redevance d’occupation du domaine public, sous forme d’un forfait de post-stationnement (FPS), perçu par la commune et dont celle-ci fixe le montant. Autrement dit, dorénavant, hors abonnements, l’usager horaire aura le choix entre le paiement immédiat, ou à défaut ou en cas d’insuffisance, le paiement du FPS, plafonné au montant du tarif dû pour la durée maximale dans la zone de stationnement considérée.

Même si le montant des amendes au stationnement irrégulier est souvent jugé insuffisamment dissuasif, Saint-Maurice, contrairement à d’autres communes, a choisi de fixer un montant de FPS modéré, à 30 €, en offrant la possibilité d’un FPS minoré à 20 € très proche de l’amende antérieure.

Par ce choix équilibré, toujours accompagné de son délégataire EFFIA dont la mission sera étendue au contrôle du stationnement pour permettre à la Police Municipale de se concentrer sur ses missions de sécurité urbaine, Saint-Maurice entend à la fois profiter de ce nouveau produit pour renforcer sa politique de mobilité : mettre fin aux voitures ventouses, favoriser la rotation des véhicules aux abords des commerces, dissuader les stationnements dangereux en double file..., mais aussi contribuer à l’amélioration de la circulation et de la voirie, au développement de transports respectueux de l’environnement (Autolib’, Vélib’...), tout en couvrant les dépenses engagées pour son adaptation à ce changement.

Alain Guetrot

Alain Guetrot

1er maire-adjoint

Chargé du cadre de vie (propreté, environnement, voirie ) et de la ville numérique


Souhaitons-nous le meilleur en 2018 !

Cette première tribune de l’année est l’occasion de saluer les personnels municipaux qui font preuve d’un grand dévouement et de rappeler mon attachement à notre commune et à ses habitants. N’est-ce pas cet attachement à l’endroit d’où l’on vient et où l’on vit qui nous fait souhaiter le meilleur pour sa ville ? Jacques ATTALI disait ceci : “La ville est le seul être vivant capable de rajeunir vraiment”. J’ajouterai que, comme tout être vivant, elle doit se réinventer sans cesse. Le taux d’abstention de 48,31% à Saint-Maurice lors des élections municipales de 2014 est un avertissement.

Notre maire a recueilli la parole des habitants lors de 4 réunions de quartier et leur a apporté ses réponses. C’est un bon début ! Cependant, il est nécessaire de faire évoluer notre démocratie locale en réfléchissant à de nouveaux formats de concertation car rien ne peut se réinventer sans une contribution des citoyens, qu’ils aient ou non une expertise.

27 mois, c’est le temps qu’il reste à la majorité municipale pour réellement prendre en compte les attentes des personnes et des communautés (au sens commun du terme).

Formons un voeu en cette période : que l’effort demandé par l’État aux Communes ne touchera pas (trop) les plus exposés d’entre nous.

Patricia Richard

Patricia Richard

Conseillère municipale


Gestion du stationnement : la double peine

Au dernier conseil de l’année 2017, j’ai voté contre la modification du contrat de délégation de service public accordé à la société EFFIA, pour deux raisons étroitement liées:
D’une part le Maire a fait voter une augmentation exorbitante de 10% de la redevance de stationnement, y compris en tarif résidentiel. Mais l’augmentation est d’autant plus inacceptable qu’elle est la conséquence directe d’un dessaisissement du contrôle du stationnement, exercée par la police municipale. Le transfert de charges, et de profits à la société EFFIA entraine une augmentation des tarifs pour un contrôle limité à 17h30 hebdomadaires pour l’équivalent d’un agent. Je doute de son efficacité ? Et les missions de la police municipale ? Le débat a été éludé.

Claude NICOLAS

Claude NICOLAS

Conseiller municipal

Liste Rassemblement à gauche solidaire écologique et citoyenne